Chapeau
Coiffure rigide ou souple à calotte et bords, déclinée en d'innombrables formes depuis l'Antiquité, du tricorne au feutre mou.
Définition
Le chapeau (du bas-latin capellus, diminutif de cappa, « cape », transformé en « chapel » puis « chapeau » au XIIIe siècle) désigne une coiffure rigide ou souple, de tous temps et de toutes matières, pourvue d'une calotte et de bords étroits ou larges. Dans le langage courant, le mot s'applique souvent à tout couvre-chef, même sans bord. Dès l'Antiquité, Grecs et Romains confectionnent des chapeaux de feutre et de paille tressée. Au Moyen Âge, les chapeaux de feutre de laine, fourrés ou de castor, sont d'usage courant. Sous François Ier, le feutre à fond plat orné de plumes d'autruche domine. Sous Louis XIII, le large feutre « à la mousquetaire » évolue progressivement vers le tricorne, apparu à la fin du XVIIe siècle avec le port de la perruque. Sous la Révolution, le haut-de-forme commence à s'imposer, devenant la coiffure masculine par excellence au XIXe siècle. Le gibus le détrône en 1835, le chapeau melon apparaît sous le Second Empire, et le feutre mou s'impose après 1920. Pour les femmes, la coiffure rigide naît avec Rose Bertin, marchande de modes de Marie-Antoinette, à la fin du XVIIIe siècle. Le XIXe siècle voit défiler capotes, bonnets et chapeaux « ronds ». Les formes monumentales du début du XXe siècle cèdent la place à la cloche dans les années 1920. Le déclin du chapeau s'amorce dans les années 1960, avant un renouveau perceptible dès les années 1980. Sur le plan technique, le chapeau se compose de la calotte (corps), du bord, des flancs, de la rosette ou bombe, de la carre et du lien.
Source : ENCYCLOPÉDIE Du couvre-chef - BOLOMIER